Les casinos en ligne les plus fiables en 2026 : ce que l’agrément ANJ change pour le joueur français

État des données au 7 novembre 2026 — registre public des opérateurs agréés par l’Autorité nationale des jeux et fichier officiel des sites bloqués consultés en regard.

Un tableau comparatif affiché sur un écran d'ordinateur, avec plusieurs colonnes de notes.
La liste des opérateurs agréés publiée par l’ANJ, lue le 17 septembre 2026, compte 17 entrées d’opérateurs et 22 noms de domaine en .fr.

Chercher « le casino en ligne le plus fiable » suppose qu’il existe, en France, une offre légale de casino en ligne dans laquelle on peut choisir. Cette supposition est fausse, et tout l’enjeu de la fiabilité commence là : aucun casino en ligne — c’est-à-dire un site proposant machines à sous, roulette, blackjack ou baccarat en accès payant — n’est titulaire d’un agrément de l’ANJ, parce que la loi française n’autorise pas ce produit. Trois verticales seulement peuvent être agréées en ligne : les paris sportifs, les paris hippiques et les jeux de cercle, c’est-à-dire le poker. Le registre public de l’ANJ, lu le 17 septembre 2026, dénombre 17 entités juridiques agréées couvrant ces trois activités, pour 22 noms de domaine en .fr. Aucune colonne « casino en ligne » n’y figure.

Quand un site présente le bandeau « casino en ligne fiable » et qu’il propose des machines à sous à des joueurs français, il opère hors du cadre que l’ANJ contrôle. La fiabilité n’est donc pas une note que l’on attribue à des casinos en ligne : c’est un filtre qui sépare les opérateurs agréés des sites bloqués. La page qui suit applique ce filtre, en s’appuyant sur la liste officielle des opérateurs agréés et sur la liste noire publiée par l’ANJ, et en examinant cinq marques qui atteignent effectivement les joueurs français malgré l’interdiction. La conclusion qu’on en tire commande tout le reste — y compris le conseil d’usage qui ferme chaque fiche.

Panorama des opérateurs agréés par l’ANJ et de la portée du contrôle

Avant d’examiner ce qu’un joueur devrait fuir, il faut mesurer ce que l’ANJ’autorise réellement. Le registre des opérateurs agréés est publié sur le site de l’ANJ et tenu à jour. À la date du 17 septembre 2026, il recense 17 entités juridiques et 22 domaines en .fr agréés, sur trois verticales : paris sportifs, paris hippiques, jeux de cercle. Aucune entrée « casino en ligne » dans le tableau.

Un écran affichant un message d'accès refusé, dans une pièce sombre.
Sous le libellé « Alexander Casino », la liste noire de l’ANJ recense 12 domaines bloqués.

Cette architecture héritée de la loi du 12 juillet 2010 n’a pas été modifiée. La fenêtre ouverte en 2024 pour légaliser les casinos en ligne a été refermée le 28 octobre 2024 sans suite législative. Le débat reste ouvert politiquement, mais la prohibition tient en 2026. Une conséquence pratique directe : un joueur français qui cherche un « casino fiable » sur un moteur de recherche tombe d’abord sur des sites qui, par construction juridique, ne peuvent pas être agréés en France.

Le tableau qui suit ferme cette mise au point en alignant les cinq marques qui font l’objet des fiches individuelles plus bas.

Opérateur agréé Verticales agréées
Winamax Paris sportifs, poker
PMU Paris sportifs, paris hippiques, poker
Betclic Paris sportifs, paris hippiques, poker

Le registre ANJ est public : la liste noire qu’il publie conjointement permet de mesurer la portée du contrôle administratif sur les sites illégaux.

Marque Bloquée par l’ANJ ? Première décision de blocage Nombre de domaines bloqués Cadre applicable
Alexander Casino Oui 13 novembre 2024 12 Aucune agrément possible — casino en ligne non licenciable
Betify Oui 4 mars 2024 46 Aucune agrément possible — casino en ligne non licenciable
MyStake Oui 13 juin 2022 10 Aucune agrément possible — casino en ligne non licenciable
LeonBet Oui 15 décembre 2023 116 Aucune agrément possible — casino en ligne non licenciable
Lucky Treasure Oui 14 juin 2023 7 Aucune agrément possible — casino en ligne non licenciable

Le calcul que la page propose à partir de ce tableau n’est pas un classement de fiabilité : c’est un indice d’ancienneté du blocage, qui renseigne sur le moment où l’ANJ a commencé à viser la marque. Pour chaque marque, la durée entre la première et la dernière décision de blocage figure dans la fiche correspondante. Le lecteur peut ainsi reconstituer l’historique administratif de chaque enseigne et comprendre qu’un blocage récent ne signifie pas une mise en cause plus tardive — il signale parfois que la marque n’a été signalée à l’ANJ que récemment.

Le fonctionnement de la régulation française et ce qu’elle garantit

L’ANJ a remplacé l’ARJEL en 2020 et tient deux instruments publics : la liste des opérateurs agréés et la liste noire des sites bloqués. La première vaut autorisation ; la seconde vaut interdiction. Les deux jouent un rôle différent et il faut les lire ensemble pour comprendre ce que « fiable » veut dire en France.

Une loupe posée sur un document imprimé listant des noms de sites internet.
La liste noire de l’ANJ, lue le 17 septembre 2026, contient 4 845 lignes de sites bloqués.

L’agrément ANJ’impose des contraintes précises : identité vérifiée à l’inscription, traçabilité des flux financiers, séparation des fonds joueurs, contrôle technique des générateurs de nombres aléatoires pour les jeux de cercle, et plafonnement des mises selon les verticales. Pour les paris sportifs, le plafond de mise unitaire s’applique à un niveau différent de celui des jeux de cercle. Ces contraintes sont vérifiées par l’ANJ, qui peut suspendre ou retirer un agrément. Le coût administratif de l’agrément — dossier, contrôle continu, contribution au budget de l’ANJ — fait partie du modèle économique des opérateurs légaux.

La liste noire, elle, fonctionne sur un autre tempo. L’ANJ’y inscrit les sites de jeux d’argent et de hasard non agréés en France, à la suite d’une décision administrative. Le fichier CSV public compte 4 845 lignes au 17 septembre 2026, structurées en trois colonnes : SITE, URL, DATE DE LA DECISION. Une même marque y apparaît souvent sous plusieurs domaines — le domaine nu, sa variante « www », et d’éventuels miroirs.

La portée réelle du contrôle mérite d’être précisée. Le site de l’ANJ lui-même indique que la liste noire est « non-exhaustive » et qu’un site absent de cette liste n’est pas pour autant autorisé. En clair : la liste noire est un indicateur de blocage certain, jamais une liste blanche inversée. Cette nuance est la première chose qu’un joueur doit intégrer : un site qui n’est pas sur la liste noire peut très bien être illégal, simplement pas encore inscrit. La fiabilité, ce n’est donc jamais « je ne suis pas sur la liste noire », c’est « je suis sur la liste des agréés ».

L’ANJ publie également un référentiel d’exigences techniques, dont l’identification des joueurs selon le dispositif de l’interdiction volontaire de jeux (IVJ). L’IVJ est le registre national d’auto-exclusion, ouvert gratuitement depuis mai 2026 et instruit sous 72 heures par chaque opérateur agréé. Un casino en ligne non agréé, lui, n’a aucune obligation d’appliquer l’IVJ : il n’est pas raccordé au registre, et son obligation d’auto-exclusion se limite aux textes qu’il affiche. C’est l’une des conséquences concrètes du choix d’un site non agréé.

Top 5 des marques atteignant les joueurs français malgré l’interdiction

Aucun des opérateurs qui suivent n’est un casino en ligne fiable au sens où l’entendent les comparatifs classiques. Tous sont inscrits sur la liste noire de l’ANJ, et tous ciblent explicitement le marché français malgré l’interdiction. Les présenter, c’est permettre au lecteur de les reconnaître — leur logo, leurs URL miroirs, leurs messages promotionnels — et d’agir en conséquence. Ce n’est pas les recommander.

Alexander Casino : douze domaines bloqués entre 2024 et 2026

Alexander Casino diffuse en France sous plusieurs miroirs. Ce site figure sur la liste noire de l’ANJ, avec 12 domaines bloqués, dont alexander-casino.bet et Alexander Casino. Le premier blocage date du 13 novembre 2024, le dernier du 19 février 2026.

L’intervalle de quinze mois entre la première et la dernière décision montre une marque qui n’a pas cessé d’opérer malgré les blocages successifs. Ce schéma est caractéristique : à chaque blocage, l’opérateur dépose un nouveau miroir et reprend sa communication. Du point de vue du joueur, c’est un cycle : le site bloqué réapparaît sous une autre URL, parfois avec un bandeau promotionnel identique.

Le verdict sur Alexander Casino est sans appel. Aucun agrément ANJ possible — la verticale « casino en ligne » n’existe pas dans le registre public — et un blocage administratif qui couvre plus d’une année d’activité. Aucune lecture juridique de l’agrément affiché par le site (MGA, Curaçao, Kahnawake) ne change la nature de l’offre : un casino en ligne accessible depuis la France est, par construction, hors du périmètre de l’ANJ.

Betify : quarante-six domaines bloqués, le record du panel

Betify est la marque la plus diffusée de ce panel. Elle totalise 46 domaines bloqués sur la liste noire de l’ANJ, incluant betify-casino-officiel.com et Betify-casino.com. Ces blocages se sont échelonnés entre le 4 mars 2024 et le 26 mai 2026.

Ce volume de domaines est révélateur d’une stratégie de marque multi-miroirs, où chaque adresse bloque un segment géographique ou un canal d’acquisition. Betify a occupé, sur la période, l’essentiel des variantes .fr, .com, .app et .casino autour de son nom. Pour un joueur, cela signifie qu’une recherche sur le nom de la marque renvoie une demi-douzaine de résultats, dont la plupart sont des miroirs bloqués ou destinés à l’être.

La conclusion sur Betify est identique à celle d’Alexander Casino : pas d’agrément possible, 46 inscriptions sur la liste noire, deux ans de signalements répétés. Le volume de miroirs est en lui-même un indicateur — un opérateur agréé n’a pas besoin de multiplier les domaines pour atteindre ses joueurs.

MyStake : la marque la plus anciennement ciblée du panel

MyStake est l’une des marques les plus visibles dans les résultats de recherche français. La liste noire de l’ANJ recense 10 domaines bloqués sous le libellé « MYSTAKE », dont des adresses comme fr.mybetstake.com et my-stake.casino. Le premier blocage date du 13 juin 2022, le dernier du 26 avril 2023.

L’intervalle entre la première et la dernière décision est ici resserré — dix mois — mais la date de la première décision compte autant. MyStake figure sur la liste noire depuis juin 2022, soit plus de quatre ans au moment de la rédaction. La persistance du blocage sur la durée, sans levée, est un indicateur clair : l’ANJ’a considéré, sur plusieurs années, que la marque devait rester inaccessible aux joueurs français. Aucune levée de décision n’a été enregistrée pour cette enseigne dans le fichier public.

Le verdict sur MyStake est sans nuance. La marque a atteint le marché français de manière répétée pendant au moins quatre ans, malgré l’inscription sur la liste noire dès 2022. Pour un joueur qui croise un bandeau MyStake sur un comparatif ou un réseau social en 2026, l’information utile est celle-ci : le site n’a jamais été agréé par l’ANJ et ne peut pas l’être, et l’ANJ le bloque depuis 2022.

LeonBet : 116 domaines bloqués, le volume record

LeonBet présente le volume de domaines bloqués le plus élevé de ce panel. Avec 116 adresses recensées sur la liste noire, dont leon-bet-casino-france.club et Leon.bet, l’opérateur a été visé dès le 15 décembre 2023, avec un dernier blocage au 20 novembre 2025.

Le chiffre 116 explique, à lui seul, ce que « fiabilité » veut dire pour cette marque. Cent seize inscriptions sur la liste noire signifient cent seize opérations de blocage successives, où chaque adresse nouvelle a été visée à mesure de son apparition. Pour un opérateur qui accepterait une régulation française, l’agrément ANJ’aurait produit une seule inscription au registre des opérateurs agréés et un seul domaine principal. La structure administrative d’un acteur non régulé est à l’opposé.

Le verdict sur LeonBet est sans appel. La marque illustre la mécanique industrielle du blocage administratif : un acteur qui produit des domaines en série pour maintenir son accessibilité face aux décisions successives. Cette structure exclut, par construction, la fiabilité au sens où l’ANJ la définit.

Lucky Treasure : sept domaines bloqués, le cas minor du panel

Lucky Treasure ferme ce panel. La liste noire de l’ANJ mentionne 7 domaines, notamment justluckytreasure.com et Lucky Treasure. Les décisions administratives de blocage s’étendent du 14 juin 2023 au 11 avril 2024.

Sept domaines et dix mois de blocage constituent le cas minor du panel. Cela ne rend pas la marque plus fiable que les précédentes : la fiabilité, en France, ne se mesure pas au nombre de domaines bloqués, elle se mesure à la présence sur la liste des opérateurs agréés, sur laquelle Lucky Treasure ne figure pas. Le volume moindre de miroirs peut signaler une marque plus jeune, un ciblage géographique plus restreint, ou une activité en sommeil après le blocage. Aucune de ces hypothèses ne change le statut administratif.

Le verdict sur Lucky Treasure est le même que pour les autres marques du panel : aucune inscription au registre des opérateurs agréés, blocage effectif sur la liste noire, absence totale de cadre de protection pour les joueurs français.

La légalité des casinos en ligne en France et la portée réelle de l’interdiction

L’interdiction des casinos en ligne en France ne date pas d’hier. Elle a été posée en pratique par la loi du 12 juillet 2010, qui a ouvert les paris sportifs et hippiques en ligne, et le poker, en encadrant strictement les autres jeux de hasard. Avant cette loi, la situation était plus floue ; depuis, elle est nette : les machines à sous, la roulette, le blackjack, le baccarat et les jeux de casino en direct ne peuvent pas être proposés en ligne par un opérateur privé. La raison en est connue pour ce qu’elle est : un casino en ligne échappe au contrôle physique de l’opérateur et au cadre de la régulation française des casinos terrestres.

La tentative de légalisation de 2024 a été un moment de bascule potentiel. Le sujet a été inscrit à l’agenda parlementaire, examiné, puis abandonné le 28 octobre 2024. Le débat reste ouvert en 2026, mais aucune réforme n’a été adoptée. Pour un joueur en 2026, l’état du droit est donc identique à ce qu’il était en 2023 : les casinos en ligne proposés aux joueurs français sont, sauf exception rare, en situation illégale.

La portée de l’interdiction se mesure aussi à ses sanctions. Faire la publicité d’un site de jeux d’argent non autorisé est un délit en France, puni d’une amende de 100 000 €. Cette sanction vise l’éditeur du site, mais aussi l’affilié et le diffuseur qui relaie le message promotionnel. Pour un éditeur de contenu, cela signifie qu’écrire un comparatif flatteur d’un casino non agréé, ou relayer un code promo, relève du même cadre juridique. Décrire une marque, mentionner son inscription sur la liste noire et expliquer pourquoi elle n’est pas fiable, c’est neutre ; la recommander, l’encenser ou faciliter son accès, c’est autre chose.

L’ANJ tient également un fichier des éditeurs et affiliés sanctionnés. Ce fichier, comme la liste noire, est public. Un joueur qui hésite devant une promotion a donc, lui aussi, les moyens de vérifier le statut juridique du site qui la lui propose. Cette transparence administrative est précisément ce qui rend la fiabilité mesurable : là où le marketing peut tout affirmer, le registre public tranche.

Le jeu responsable face à des opérateurs hors cadre

Le jeu responsable n’est pas qu’un argument de présentation, c’est un mécanisme concret — et il fonctionne différemment selon que l’opérateur est agréé ou non.

Pour un opérateur agréé, le joueur dispose de plusieurs garde-fous obligatoires : l’interdiction volontaire de jeux (IVJ), joignable en ligne et gratuite depuis mai 2026, qui auto-exclut le joueur de tous les opérateurs agréés pendant au minimum trois ans ; le plafonnement des mises selon la catégorie de jeu, inscrit dans l’agrément ; la séparation comptable des fonds joueurs et des fonds de l’opérateur, vérifiée par l’ANJ ; l’obligation pour l’opérateur de détecter les comportements de jeu problématique et de suspendre le compte le cas échéant.

Pour un opérateur non agréé, aucun de ces mécanismes ne s’applique de plein droit. L’IVJ n’est pas raccordé à ces sites, qui n’ont pas accès au registre national. La séparation des fonds est une affirmation marketing, non une contrainte vérifiée. La détection des comportements problématiques est à la main de l’opérateur, sans supervision. Un joueur qui s’auto-exclut par un bouton sur un site non agréé s’auto-exclut de ce site, et de lui seul — pas des autres miroirs de la même marque, ni des autres marques non agréées.

La vulnérabilité particulière que crée ce cadre mérite d’être dite sans détour. Quand un site promet un « RTP élevé » ou une « machine à sous qui paie le plus », il s’adresse précisément à des joueurs en recherche de rendement — c’est-à-dire à des joueurs qui jouent souvent, qui misent parfois au-dessus de leurs moyens, et qui sont les premiers exposés au jeu problématique. Les sites qui utilisent ces leviers sont, par construction, hors du cadre français de protection. Le coût de la promesse non tenue est supporté par le joueur.

L’autre face du jeu responsable, ce sont les ressources d’aide. En France, deux dispositifs nationaux existent, gratuits et confidentiels : Joueurs Info Service (09 74 75 13 13) et le site dédié de Santé publique France. Ces dispositifs sont accessibles à tout joueur, y compris à un joueur inscrit sur un site non agréé. La marche à suivre pour un joueur qui se sent basculer commence par l’un de ces deux contacts, et non par la recherche d’un autre casino plus « généreux ».

Vérifier qu’un opérateur est agréé : la méthode en trois étapes

Un joueur peut vérifier, en quelques minutes, si l’opérateur qu’il utilise ou qu’on lui propose est agréé par l’ANJ. La méthode se décompose en trois étapes, à exécuter dans l’ordre.

Premièrement, ouvrir la page officielle du registre des opérateurs agréés sur le site de l’ANJ (anj.fr, rubrique « offre de jeu et marché »). Le registre est public, sans compte à créer. À la date de rédaction, il comporte 17 entités juridiques sur 22 domaines en .fr.

Deuxièmement, vérifier que le nom de l’opérateur et son domaine figurent dans la liste. Si l’opérateur n’y figure pas, la vérification est négative. Un opérateur qui propose « paris sportifs, poker, casino, live » et qui n’est pas dans la liste est, par construction, en infraction : le casino n’est pas une verticale agréée, et un opérateur qui affiche cette activité n’est pas celui qu’il prétend être.

Troisièmement, si l’opérateur propose bien uniquement des paris sportifs, hippiques ou du poker, et figure au registre, vérifier la portée de l’agrément. Certaines entités sont agréées pour deux verticales (sport et poker), d’autres pour une seule (hippiques seuls, sport seul). Cette portée figure explicitement dans le registre. Un opérateur agréé pour le poker qui proposerait, en parallèle, des machines à sous, opère sur deux cadres : l’un agréé, l’autre non.

Le raisonnement est le même pour une application mobile. Une application disponible sur les magasins d’applications n’est pas nécessairement une application d’un opérateur agréé. La vérification se fait sur le registre ANJ, pas sur le store : un éditeur d’application peut publier une marque non agréée sans que les magasins d’applications le bloquent systématiquement. C’est précisément ce que rappelle la notion d’« app authentique » — elle n’est authentique que si l’opérateur qui la publie est agréé, pas si elle est téléchargeable.

Ce qu’un joueur peut attendre d’un opérateur agréé et ce qu’il ne peut pas

Il faut conclure en alignant ce qui existe et ce qui n’existe pas, sans concession à la confusion.

Ce qui existe : un marché français des paris en ligne régulé par l’ANJ, avec 17 opérateurs agréés proposant paris sportifs, hippiques et poker en ligne, sous des contraintes précises d’identification des joueurs, de plafonnement de mises et de séparation comptable. Pour un joueur qui accepte ce périmètre, l’offre est nette : choisir parmi les 17 entités du registre, vérifier sa licence, et jouer dans un cadre contrôlé.

Ce qui n’existe pas : un casino en ligne français agréé. Aucune des recherches, aucune des tentatives de légalisation, aucun des débats en cours n’a fait évoluer ce point en 2026. Une page qui prétend comparer « les casinos en ligne les plus fiables » en France sans poser cette limite est, par construction, une page qui compare des opérateurs non agréés. Le présent article ne compare pas : il décrit ce qui est, et signale ce qui ne l’est pas. C’est la seule posture compatible avec le registre public.

Ce qu’un joueur peut attendre d’un site non agréé : rien de plus que ce que ce site veut bien promettre. L’IVJ ne s’y applique pas, la séparation des fonds n’y est pas vérifiée, le contrôle technique des générateurs de nombres aléatoires n’est pas effectué par l’ANJ. Une promesse de gain élevé ou de retrait rapide est un argument marketing, pas un engagement encadré. Pour un joueur français, l’évaluation honnête de cette promesse passe par la liste noire — où ces marques figurent — et par le registre des agréés — où elles ne figurent pas.

Pour un joueur qui cherche, malgré tout, à jouer à des jeux de casino en ligne depuis la France, la seule démarche défendable consiste à s’en remettre à des juridictions étrangères offrant un cadre vérifié (MGA, Gibraltar, Royaume-Uni, Curaçao sous certaines conditions), à vérifier le statut de chaque opérateur sur le registre de cette juridiction, et à accepter que ce cadre ne confère aucune des protections offertes par l’ANJ. La décision finale est celle du joueur ; l’information qui la rend possible est, elle, publique et documentée.

La situation à la lecture du registre en 2026

Pour conclure sur l’état du marché français en 2026, deux chiffres suffisent à résumer la situation. Le registre des opérateurs agréés compte 17 entités juridiques sur 22 domaines en .fr, sur trois verticales seulement. La liste noire publiée par l’ANJ compte, à la même date, 4 845 lignes, soit 4 845 décisions de blocage sur des sites non agréés. Le rapport entre ces deux nombres donne la mesure réelle du contrôle : pour chaque opérateur agréé, plusieurs centaines de décisions de blocage ont été prises.

Ce rapport n’est pas un indicateur d’efficacité administrative ; il est un indicateur de l’ampleur de l’offre illégale qui cherche à atteindre les joueurs français. Les marques citées dans ce panel — Alexander Casino, Betify, MyStake, LeonBet, Lucky Treasure — sont cinq exemples parmi les centaines actives. Chacune a fait l’objet de dizaines à centaines de décisions de blocage. Aucune n’a engagé la démarche d’agrément, parce que l’agrément n’est pas possible pour leur verticale.

Pour un joueur qui cherche un « casino en ligne fiable » en 2026, l’unique réponse défendable est celle-ci : il n’existe pas, dans le périmètre régulé par l’ANJ, de casino en ligne. Les sites qui en proposent sont, par construction, en infraction. La fiabilité d’un opérateur de paris en ligne — sur les trois verticales agréées — se vérifie sur le registre public. Pour le reste, la liste noire est un indicateur de blocage, jamais une autorisation.

Foire aux questions

Quel est le casino en ligne le plus sérieux en France ?

Aucun casino en ligne n’est agréé par l’ANJ, parce que la loi française n’autorise pas cette activité en ligne. Les seules verticales agréées sont les paris sportifs, les paris hippiques et le poker. Sur ces trois verticales, 17 opérateurs sont agréés, et leur sérieux se vérifie au registre public de l’ANJ.

Quel est le casino en ligne le plus sûr ?

La sécurité d’un site de jeux en ligne dépend du régulateur qui le supervise. En France, l’ANJ’impose l’identification des joueurs, la séparation des fonds et la détection des comportements problématiques. Pour un casino en ligne, cette sécurité n’existe pas, puisque la verticale n’est pas agréée.

Comment choisir un casino en ligne fiable ?

Le premier filtre est le registre public des opérateurs agréés par l’ANJ. Si l’opérateur n’y figure pas, il n’est pas fiable au sens du régulateur français. Si un site propose des machines à sous, de la roulette ou du blackjack, il n’est pas agréé par construction, et le reste de la comparaison ne change rien à ce statut.

Comment reconnaître un casino fiable ?

Un casino fiable présente trois caractéristiques : il figure au registre des opérateurs agréés, il indique clairement son numéro d’agrément, et il limite son offre aux verticales autorisées. Hors de ce cadre, la fiabilité affichée n’est qu’un argument marketing.

Existe-t-il un casino en ligne légal et fiable en France ?

Non. Aucun casino en ligne n’est légal en France en 2026, la légalisation ayant été abandonnée le 28 octobre 2024. Les casinos en ligne proposés aux joueurs français opèrent hors du périmètre de l’ANJ et sont, pour la plupart, inscrits sur la liste noire.

Comment vérifier qu’un opérateur de paris est bien agréé par l’ANJ ?

La vérification se fait sur le site de l’ANJ (anj.fr), dans la rubrique « offre de jeu et marché ». Le registre public liste les 17 entités juridiques agréées et leurs domaines en .fr. Si l’opérateur n’y figure pas, ou s’il propose une activité hors des trois verticales agréées, l’agrément n’est pas valide.